Journée mondiale des lacs

Le mois de juillet a été le plus chaud jamais enregistré en France, avec une température moyenne de 24,9 °C et une anomalie de +3,8 °C par rapport aux normales de saison. Le mois a aussi été l’un des plus secs jamais enregistrés.

Alors que l’eau douce devient plus rare, nous continuons à la considérer comme une ressource que l’on pourrait simplement stocker quelque part.
Mais l’eau se stocke déjà naturellement.

Dans les nappes souterraines.
Dans les sols vivants.
Dans les zones humides.
Dans les lacs.
Dans les tourbières.
Dans les cours d’eau et leurs plaines d’expansion.

La nature est notre première “infrastructure” de stockage de l’eau.

Encore faut-il lui laisser cette fonction.

Quand on bétonne un sol, quand on draine une zone humide, quand on détruit une haie ou qu’on artificialise une plaine inondable, on empêche l’eau de s’infiltrer, de ralentir, de se stocker, de rejoindre les nappes et de repartir progressivement dans les rivières.

Les zones humides constituent de véritables éponges naturelles, tout en abritant une biodiversité exceptionnelle. Pourtant, en 2020, 51 % de leur superficie était déjà dégradée par l’agriculture chimique et l’artificialisation.

C’est pourquoi il nous faut changer notre manière de penser l’eau.
L’eau circule. La protection de l’eau doit donc circuler avec elle.

C’est le sens du projet des écorégions par bassin côtier ou de rivière porté par les insoumis·es : penser l’action publique à partir des écosystèmes, de leur fonctionnement, de leurs interdépendances, plutôt qu’à partir de frontières administratives qui ne correspondent pas aux cycles naturels.
Les écorégions auront pour rôle de prévenir et de réparer la maltraitance écologique.

Et cela doit aller plus loin, en abordant la question des droits de la nature.
Nous devons reconnaître que les fleuves, les lacs, les zones humides et les écosystèmes ont eux aussi des intérêts propres à défendre, et donner aux écosystèmes les moyens juridiques de faire valoir leur droit à exister, à se régénérer et à ne pas être pollués ni détruits.

Car nos intérêts ne sont pas séparés des leurs.

Nous ne sommes pas à côté de l’eau. Nous sommes dans l’eau. Nous sommes faits d’eau.

En 2027, nous aurons aussi à choisir le modèle de société que nous voulons construire face au dérèglement climatique.
La bifurcation écologique défendue par Jean-Luc Mélenchon porte cette ambition : faire de la protection du vivant un principe qui guide nos choix collectifs, notre manière d’organiser les bassins de vie et notre rapport à la nature.

Protéger les lacs, c’est protéger les nappes, les sols, les rivières, la biodiversité, notre capacité à traverser les sécheresses, et finalement, notre propre avenir.

En 2027, en votant Jean-luc Mélenchon nous choisirons de protéger ce qui nous permet de vivre, de vivre en bonne santé.

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