Chercher la vérité et la dire

Je siège désormais à la métropole de Lyon. Une assemblée qui, par ses compétences, porte une responsabilité immense : celle d’organiser concrètement la vie quotidienne de 1,4 million d’habitantes et d’habitants. Ça n’est pas un territoire, c’est un bassin de vie. 

Ainsi je reviens dans une assemblée locale.


Je siège dans un groupe engagé, membres du réseau des élus insoumis et citoyens, fort d’élus, de maires, bientôt renforcés de ceux de Vénissieux, Vaulx-en-Velin et Saint-Fons, de présidents d’intercommunalité, de conseillers municipaux, départementaux et régionaux. Un réseau ancré dans le réel, dans les bassins de vie, dans les luttes concrètes.


Notre boussole est simple : rendre effectifs les droits fondamentaux.


Car les droits ne valent que s’ils sont garantis dans la vie réelle.


Le droit d’avoir un toit.
Le droit à l’eau vitale de qualité.
Le droit à l’éducation.
Le droit à la santé.
Le droit à une alimentation saine.


Ce sont là les fondements d’une République sociale digne de ce nom.


Déjà, en 1793, la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen affirmait que « la société doit la subsistance aux citoyens malheureux ». Ce principe n’a rien perdu de sa force. Il nous oblige.


C’est pourquoi je défendrai sans relâche les services publics métropolitains et leurs agents.


C’est pourquoi , avec mes camarades, nous défendrons bec et ongles les établissements publics, à commencer par les régies publiques.


Je pense à la régie publique de l’eau.


Parce que l’eau n’est pas une marchandise.
Parce que l’eau est un commun du vivant.


Et parce que seule la gestion publique permet aujourd’hui d’assurer un service de qualité, au coût réel du service, en associant les usagers et les salariés.

Quoi de plus démocratique, en effet, que de confier la gestion de ce bien vital à celles et ceux qui en dépendent et qui le font vivre ?


Dans le même esprit, nous porterons une métropole qui agit concrètement contre la souffrance animale. Une métropole qui ne détourne pas le regard.


Mais nous voulons aussi être très clairs sur nos priorités.


Nous serons déterminés :


À défendre la protection de l’enfance.
À garantir l’accès à la santé dans toutes ses dimensions.


Et cela commence par des soutiens concrets.


Le maintien de l’hôpital Henry Gabrielle en est un.
Un lieu unique, un lieu de reconstruction, un lieu de dignité après des drames physiques ou psychiques.


Nous serons également au rendez-vous de l’enjeu majeur de notre temps : la protection de la population face aux pollutions chimiques.


Ces pollutions sont désormais partout. Invisibles. Persistantes. Dangereuses.


Face à cela, la Métropole doit être à la hauteur.


Elle doit soutenir une véritable filière industrielle capable de remplacer et de détruire les molécules cancérogènes.


Car sans outils de destruction, sans stratégie globale, nous serions condamnés à organiser nous-mêmes les conditions d’une épidémie de cancers.


Et je le dis clairement :
les usagers sont les victimes, ils et elles ne peuvent être les payeurs.

Le principe est simple : pollueur-payeur.


Les industriels devront assumer leur responsabilité.


Je veux rappeler notre refus sans équivoque que la Métropole de Lyon participe financièrement aux projets de 2e ligne de Lyon à Turin . 


Améliorons l’existant, privilégions les transports du quotidien, investissons dans les contournements de notre agglomération pour les marchandises en simple transit. 


N’acceptons pas que 1500 hectares de terres vivrières soient détruits, refusons que sur 300 km au total, 5 massifs montagneux soient perforés pour un gain de temps de 20 mn. Et refusons que 150 millions de m3 d’eau par an sortent prématurément de la montagne. 


Enfin, permettez-moi, Madame la Présidente, de vous adresser un mot.


Je souhaite à Madame Sarselli pleine réussite dans l’exercice de ses fonctions.


Mais cette réussite, nous le savons, ne pourra être mesurée qu’à une seule chose :
La capacité de cette assemblée à améliorer concrètement la vie de celles et ceux que nous représentons.


Comme le rappelait Jean Jaurès :

« Le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire. »


Je veux finir cette adresse, en remerciant sincèrement mes camarades Florestan Groult et Laurent Legendre pour leur action à la métropole pendant 6 ans, et leur sens du collectif qui nous a permis de réaliser une campagne éclairée et efficace. 

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