L’écologie par l’exemple
Il est rare que sur ce blog je vienne sur des sujets concrets de terrain qui concernent l’agglomération que je préside. Enfin ! C’est plus souvent le cas avec l’eau potable ces derniers temps. Mais là mon engagement écologiste en tant que militant du parti de gauche trouve sa consécration par une action publique planifiée dans un territoire et finit par trouver un écho populaire. Les citoyens passent aux actes en matière de restauration de la biodiversité. J’en veux pour preuve que les Castelvirois et les Grignois se sont emparés de cette démarche. Samedi 22 mai, ils ont été nombreux à participer à l’opération « Laissons pousser » que nous avons relayée sur notre territoire, à l’image d’une quinzaine de communes en Île-de-France.
Rue Baronne de Laroche à Viry et dans le quartier des Blancs-Manteaux, à cheval sur Grigny et Viry, près de 137 familles, sur les 300 invitées à titre expérimental, ont semé dans les espaces disponibles, dans les interstices, au pied des arbres… Nous le savons, chaque plante, chaque fleur, joue un rôle dans la biodiversité qu’il est essentiel de reconquérir, surtout en milieu urbain. Ainsi, 17 espèces vivaces et graminées ont été réintroduites, de manière citoyenne, sur l’espace public : trèfle, coquelicot, carotte sauvage, grande marguerite, camomille… Chacune de ces espèces a sa place dans l’écosystème que ce soit pour nourrir des larves d’insecte comme les coccinelles qui se nourrissent des pucerons, que ce soit pour servir de support de pontes pour certains autres insectes, sans parler des usages culinaires ou médicinaux pour l’Homme. A titre d’exemple, savez-vous que les feuilles de marguerite et d’achillée millefeuilles se consomment en salade ? C’est dans cette optique que les agents de la communauté d’agglomération Les Lacs de l’Essonne, que je préside, ont, depuis 2009, abandonné tout recours aux produits phytosanitaires : engrais, pesticides, herbicides, fongicides… C’est ainsi que nous mettons en place des méthodes alternatives de désherbage plus respectueuses de l’environnement. Je veux pouvoir dire ici, à l’heure où nous vous proposons de créer une régie publique de l’eau potable, que moins de produits chimiques pour faire pousser ou détruire des plantes, c’est bien moins de pollution des sols et des nappes. Mais revenons à « Laissons pousser ». Cette opération, que nous avons expérimentée cette année, nous a permis de mesurer que bon nombre de nos concitoyens comprennent et s’approprient la démarche de restauration de la biodiversité. Je veux voir là le fruit de la pédagogie, d’un vrai travail d’éducation populaire, que nous avons déployés en ce sens depuis le début 2009. Pour notre part, nous allons amplifier notre orientation, en passant un cap supplémentaire. Ainsi, dans toutes les opérations de renouvellement urbain que nous menons, sur les Coteaux de l’Orge, la Grande Borne et Grigny II, nous allons réduire la surface des espaces imperméabilisés. C’est la condition pour vous rendre un environnement restauré et un cadre de vie amélioré. C’est comme cela que nous mettons en œuvre l’écologie pour de vrai ! |